dimanche 29 octobre 2017

S'engager pour libérer la France : l'exemple du maquis de Saffré (1944)

 http://www.musee-resistance-chateaubriant.fr/spip.php?article147
Visuel de l'exposition

Ce texte a été rédigé dans le cadre de la rédaction de l'exposition "S'engager pour la liberté de la France - 1940-1945", au Musée de la Résistance de Châteaubriant (44)


La mise en place des maquis est une première étape vers la Libération de la France. En Loire-Inférieure, le général Audibert est placé à la tête de l’Armée secrète de l’Ouest, regroupant deux formations : Au sud Loire existe le Maquis Sud-Loire, et au nord de la Loire, ce sont au total 18 maquis qui se mettent en place et forment la structure du futur Maquis de Saffré, en 19441
 
Le but est simple : permettre dès 1943 la formation de réseaux pour que tous les résistants soient bien armés et équipés au moment du Débarquement. Ainsi, ils peuvent par la suite bloquer les voies de communication et ainsi empêcher les Allemands de parvenir au front.

Blason du Maquis de Saffré. Crédit : La Mée
Initialement, le premier maquis reconnu légitime le 16 octobre 1943 par le Valentin Abeille, délégué militaire régional des FFI, est le maquis de la Maison-Rouge, sur la commune des Touches, entre Nort-sur-Erdre et Riaillé. Ce maquis est composé d’une trentaine de personnes au départ, issues des communes de la Meilleraye-de-Bretagne, Nort-sur-Erdre et des environs. Dans la ferme de la Maison-Rouge, le propriétaire Pierre Martin, un ancien poilu, recueille déjà des réfractaires au STO. Claude Gonord, 21 ans, membre du réseau Eleuthère, reçoit l'ordre de créer un maquis en juin 1943. La création du maquis de la Maison-Rouge est effective le 5 juillet 1943. Suite à une dénonciation, Claude Gonord est emprisonné en décembre 1943 puis déporté en janvier 1944, mais le maquis continue d'exister.

Dans la nuit du 15 au 16 juin 1944, ils sont près d’une centaine. Dès lors, il faut choisir un autre lieu plus vaste pour l’implantation et le maquis est transféré en forêt de Saffré, en attendant le parachutage d’armes par les Anglais. Le terrain avait été choisi car il est situé en face d'une vaste prairie (la prairie dite “des Gouvalous”). Les fermes du Pas du Houx et des Brées deviennent alors le PC du nouveau maquis de Saffré. Dans un premier temps, le commandant Briac Le Diouron (dit “Yacco” en raison de la publicité pour les huiles présente sur son taxi) organise les groupes à la base de la création du maquis. Le 16 juin 1944, un incident oppose violemment le commandant Yacco et le commandant Joseph, de son vrai nom Robert Cadiou, chef des FTP du maquis du Meix. Joseph refuse alors d'envoyer ses hommes à Saffré. À partir du 17 juin, le commandement du nouveau maquis de Saffré est confié au commandant Philippe, de son vrai nom Félicien Glajean, envoyé par Libération Nord.

Ferme des Brées, détruite par les Allemands le 28 juin 1944. Crédit photo : Patrice Morel.
François Martin, un ancien maquisard, témoigne :

"Je ne suis pas un héros. Je suis de la classe 42 et j'avais déjà reçu par deux fois des convocations pour le service du travail obligatoire (STO). Je me suis camouflé sur Bouvron, puis à Plessé. Début juin, les Alliés débarquent en Normandie. Le vicaire de l'époque, l'abbé Henri Ploquin, recrute. Il avait l'esprit patriote. Je savais que je risquais ma peau. Je n'étais pas obligé de dire oui à Ploquin, mais j'étais bien décidé d'aller me battre contre les Allemands. Il fallait avoir la foi, dans ces années où l'on pouvait basculer d'un côté ou de l'autre. À cette époque, nous, les maquisards, n'étions pas bien considérés par tout le monde. La résistance a été beaucoup critiquée. Nous étions qualifiés de terroristes par l'armée d'occupation. Le 15 juin, nous sommes partis en vélo, sans savoir où nous allions. J'avais juste un sac tyrolien, quelques effets, un livre... Il y avait l'abbé Ploquin, Jean Caux, Eugène Lucas, des gars de Fay... Il y avait 60 armes pour 310 hommes. C'était mal organisé. Les alliés ont parachuté des armes le lendemain de l'attaque."
 
Le temps est mauvais et à cause de ces conditions météorologiques, le parachutage tant attendu n’arrive pas. Dans le même temps, suite à l'attaque du maquis de Teillay, au nord-ouest de Châteaubriant le 23 juin, tous les maquisards du nord du département viennent se cacher en forêt de Saffré. Le nombre de maquisards atteint alors 310 hommes. Ces résistants appartiennent aux FFI. Les FTP, suite à l'incident entre Joseph et Yacco, ne s'y engagent pas. Les époux Rouquié, garagistes à Héric, chez qui les responsables FFI s'étaient réunis, ont été trahis et arrêtés. Tout le réseau est ainsi infiltré par la Gestapo.

Le 28 juin 1944 au petit matin, les Allemands attaquent le maquis. Entre 1500 et 2000 hommes, équipés d'armes automatiques arrivent en forêt de Saffré. "C'était des SS et des miliciens de Pétain" explique François Martin. " À côté de moi, Charles (Bretecher) s'est exclamé : Oh ! Les boches ! Ils sont à vingt mètres. Nous, on n'était pas armé, et puis même... Les balles sifflaient aux oreilles. Nous étions tombés dans un piège." Pour aller plus vite, Charles a abandonné son sac contenant des balles. Celui de François est resté aussi sur le terrain. Son livre est dedans avec son nom et son adresse inscrits à l'intérieur. "Les Allemands l'ont récupéré. Heureusement, c'était déjà la débandade, sinon..."

Puis, ils sont partis à quatre pattes, à travers les épines. Le temps de traverser une route, sauter une barrière, un camion de soldats arrivait. "Ils ne nous ont pas vus. Nous avons pris la direction de Fay et Bouvron à travers les champs. Je n'ai jamais revu l'abbé Ploquin qui a été fait prisonnier ce jour-là, déporté puis libéré en 1945."2

La majorité des maquisards parvient à s'échapper, mais tous n'ont pas cette chance. Georges Chaumeil, 18 ans, tente de retarder les Allemands avec son fusil mitrailleur. Une partie de ses camarades arrivent à se replier, mais Georges Chaumeil se retrouve encerclé par les Allemands. Il est tué sur place. Quatre autres maquisards (Baptiste Rabin, Louis Loizel, Félix Guillet et Paul Orieux) sont massacrés par les Allemands entre la ferme du Pas-du-Houx et la ferme des Brées. Les fermiers, qui ont accueilli les maquisards, sont frappés et leurs fermes sont brûlées.
 
Auguste Guiheneuc, Fonds Studio Théau –
Coll. AMRC / MRn 



Gayer, chauffeur du car Drouin réquisitionné par les allemands pour les transporter, raconte l'attaque : 
 

Joseph Nauleau, Fonds Studio Théau –
Coll. AMRC / MRn
Environ une heure après, j’entendis des coups de fusils et des rafales de mitrailleuses. Je pensais sur le moment à des manœuvres, à un genre d’exercice de guerre, quand à un moment donné un civil débouche d’un champ sur la route. Les sentinelles qui me gardaient l’ayant aperçu firent feu sur lui, moi je leur dis, croyant à une méprise : « monsieur vous tirez sur un civil », ce à quoi il répondit « c’est un terroriste ». À ce moment je me rendis compte de ce qui se passait. À environ une heure de là, quelques officiers sont venus me chercher avec le car pour aller rejoindre la ferme du Pas du Houx. Sitôt notre approche avec le car, j’ai aperçu le feu dans une meule de foin, et tous les pauvres maquisards attachés les mains au dos à l’aide de ficelles. Ils étaient maltraités à coups de pied et de crosses de fusil. Pendant ce temps, la Gestapo dévalisait tout dans les deux fermes. J’ai vu aussi le beau frère de la fermière, frappé torturé également par la Gestapo.








Au total, l'attaque tue 13 maquisards sur place. La plus jeune victime, Robert Geffriaud, n'a que 17 ans. 27 autres d’entre eux sont massacrés le lendemain à la Bouvardière, à Saint-Herblain. Deux sont exécutés à la prison Lafayette à Nantes, et 29 sont condamnés à la déportation. Les survivants de l'attaque poursuivent leurs actions dans la poche de Saint-Nazaire jusqu'en 1945. La Résistance continue.


Ronan Pérennès, professeur certifié d'Histoire et de Géographie, octobre 2017.

Groupe d’allemands devant un véhicule. Photo prise après « l'opération de Saffré »
 en juin 1944. AD49, Cote 75W34. 
Publication dans le cadre de l'exposition "S'engager pour la liberté de la France"



Bibliographie :

- Collectif, Catalogue d’exposition En guerres, Editions du château des ducs de Bretagne, 2013
- Gasche, Etienne, De la Maison rouge au maquis de Saffré, Nantes, 1986
- Gasche, Etienne, Saffré, 28 juin 1944, la mémoire des maquisards, éditions Coiffard, Nantes, 2012.
- Le Diouron, Briac, Soldats de l'Ombre 1939-1944, Nantes, 1968.
- Marcot, François, La Résistance et les Français: Lutte armée et maquis : colloque international de Besançon 15-17 juin, Belles Lettres, coll. « Série Historiques », Paris, 2003
- Perraud-Charmantier, André, Le drame du maquis de Saffré, 15-28 juin 1944, éditions du fleuve, Nantes, 1946.



Le Chêne à Chaumeil : "à l'aube du 28 juin 1944, Georges Chaumeil, de Saint-Nazaire, armé de son fusil-mitrailleur, retarda l'attaque allemande dans les Gouvalous, permettant le repli de ses camarades. Encerclé, il fut tué sur place. Il avait 18 ans."                                                                                                                                                                                        Crédit photo : Patrice Morel.



1 L'essentiel des informations ayant servi à réaliser cette synthèse sont tirées de l'ouvrage suivant : Gasche, Etienne, Saffré, 28 juin 1944, la mémoire des maquisards, éditions Coiffard, Nantes, 2012.

2 Témoignage de François Martin, Ouest France, 20 juin 2014.

dimanche 17 septembre 2017

Marché d'automne

Marché d'automne et bourse aux plantes

Rendez-vous dimanche 22 octobre 2017, de 10h à 18h, sur le site de la Forge Neuve.

L'association des Amis de la Forge Neuve propose un marché d'automne avec la présence de producteurs (produits alimentaires locaux, objets de décoration...) et pour la première fois, une bourse aux plantes. Les particuliers sont invités à faire des échanges de plantes et de graines avec le concours de la section castelbriantaise de l'association Bretagne Vivante.

De 10h à 18h / Tout public

Contact / Renseignements :
- par email à lesamisdelaforge@gmail.com
- par téléphone : 02-40-07-62-07

lundi 4 septembre 2017

Journées du patrimoine 2017 à la Forge Neuve

Le site des forges de Moisdon et son musée sont à (re)découvrir lors des journées européennes du patrimoine. 

Samedi 16 et dimanche 17 septembre 2017.

Ancien site de forges industrielles du XVIIe siècle, la halle de stockage du charbon est aujourd’hui transformée en musée dédié au passé minier et au travail dans les forges entre le XVIIe et le XIXe siècle.








Détail des animations :

Le samedi et le dimanche, 10 heures : DÉCOUVERTE DU SITE PAR BALUDIK
Découvrez le site des Forges en toute liberté grâce à l’application Baludik. Partez en balade !
1. Téléchargez l’application sur votre téléphone mobile (disponible sur IOS et Andoïd).
2. Choisissez une balade. L’application recherche les balades-jeux de piste à faire autour de vous.
3. Avancez et débloquez les contenus. Compas, devinette, photo, faites appel à votre esprit de déduction pour savoir où aller. À chaque étape, votre téléphone vibre et, magique, du contenu apparaît ! Gratuit.

 
Le samedi et le dimanche, de 10h à 12h et de 14h à 19h : VISITE LIBRE DU MUSÉE. Le musée de la Forge Neuve explique de manière claire et ludique le passé minier et le travail dans les forges du XVIIe au XIXe siècle. Gratuit.



Le samedi et le dimanche, 15 heures : VISITE COMMENTÉE par l'association des Amis de la Forge Neuve. Visite guidée de l’ancien site des forges industrielles et de ses édifices ancestraux. Gratuit. Rendez-vous devant le musée. 





LE TEMPS FORT DU WEEK-END : Le samedi soir, à 20 heures : CONCERT DU PIANO DU LAC AVEC DELPHINE COUTANT
Venez assister à un concert atypique et poétique. Un piano, un lac, une plage, un port... Trois ans déjà que le PianO du lac arpente la France et les pays limitrophes, 70 représentations pour plus de 16 000 spectateurs.Le piano flottera sur l’étang de la Forge pour vous faire vivre une soirée au bord de l’eau et vous laisser bercer par la voix ensorceleuse et poétique de la chanteuse, auteure et compositrice Delphine Coutant qui prendra les commandes de l’embarcation. Ce spectacle mêle musique, insolite et nature le temps d’un concert poétique et féerique. Laissez-vous embarquer ! N’oubliez pas de prendre une petite laine et pourquoi pas un coussin ou une couverture si vous souhaitez profiter de manière détendue au spectacle (des places assises seront à votre disposition). Événement financé par la Communauté de Communes. Tout public. Gratuit.

Pour toutes les manifestations : Contact/renseignements : Office de tourisme intercommunal 02 40 28 20 90










samedi 17 juin 2017

Exposition des Amis de l’Histoire de Savenay et de l’AHLS

« L’hôpital américain de Savenay 1917-1919 la médecine à l’épreuve de la guerre »

La couverture de la prochaine "chronaisienne"      
 

Cette exposition est un des supports historiques retenus dans le projet labellisé pour la commémoration du centenaire de 14-18 à Savenay, projet devenu réalité, pour lequel l'AHLS a obtenu le label de la Mission nationale du Centenaire et de la World War One Centennial Commision. Elle vient en complément du film, du livre et du parcours de mémoire qui ont également pour titre : « L’hôpital américain de Savenay 1917-1919 la médecine à l’épreuve de la guerre ».

Le thème de la présence américaine avait déjà été abordé par Camille Hussenot-Plaisance, mais elle écrivait pratiquement ne rien connaître, en 1988, des services de médecine et des activités pratiquées dans cet hôpital. En 2002 elle apportait des informations complémentaires et souhaitait que ses recherches soient prolongées.

L'association d'Histoire du Lycée de Savenay (AHLS) et les Amis de l'Histoire de Savenay (AHS) ont voulu répondre à des questions multiples : quel était le rôle de l’hôpital américain à Savenay ? Quels soins y étaient dispensés ? Quels personnels y travaillaient ? Quelle était l’étendue des installations ? Que devenaient les patients ? Etc. Nous avons donc mis l’accent sur cette énorme « machine à soigner », comme l’a si bien dit l’historien Antoine Prost.

Pour comprendre, les volontaires des deux associations ont recherché pendant plusieurs années dans les archives médicales américaines. Ils ont retranscrit le fruit de leurs investigations. Transmettre ce qu'ils ont appris est leur devoir de mémoire. En parallèle à ce travail ici, Laura Cooper, arrière petite fille du commandant de l’hôpital, produit une thèse universitaire d’histoire, aux Etats-Unis, qui analyse la mémoire collective de la Grande guerre en France et en Amérique et la commémoration du centenaire du Base Hospital no 8 à Savenay.

Ces 13 panneaux ont pour objectif de faire mieux connaître à tous, jeunes et moins jeunes, ce que fut ce très important centre hospitalier américain de Savenay, son rôle dans la chaîne de santé des troupes débarquées en France dans la Grande guerre. Notre histoire locale est inscrite dans l’histoire nationale et internationale. 154 photos soigneusement sélectionnées illustrent cette exposition, elles proviennent des archives américaines et des familles Cooper, commandant de l’hôpital, et Miller photographe officiel et infirmier radiologue. Ces photos, centenaires, ont nécessité un important « toilettage » pour figurer sur ces panneaux.

Exposition proposée à deux niveaux de lecture :
- Lecture rapide des titres, photos et légendes
- Lecture plus approfondie avec des textes brefs et concis. Le livre en vente dès le 24 juin apporte d’importants compléments d’information.

L’exposition sera présentée :
- le 24 juin au lycée Jacques Prévert (12 h-15 h 30),
- du 1er juillet au 31 août dans le hall du Ciné Nova, rue Saint-Michel,
- du 1er au 30 septembre dans le hall de la piscine du Lac, route du lac,
- du 1er octobre au 30 novembre dans le hall de la mairie de Savenay, 2 rue du Parc-des-sports.

Exposition disponible, renseignements : amistoire.savenay@orange.fr ou Service Action Culturelle mairie de Savenay : 02 40 58 72 74 culture@ville-savenay.fr

vendredi 12 mai 2017

2e Nuit des musées à la Forge Neuve

A l'occasion de la Nuit des Musées, le site des forges de Moisdon la Rivière ouvre le samedi 20 mai 2017 son musée en nocturne jusqu'à 24h avec des animations culturelles et ludiques proposées par les association "Les Amis de la Forge" et "Bretagne Vivante". 

 Cette animation reste dans le thème de 2016-2017 : "Autour du schiste".

 

 

Voici le programme détaillé :
- 15h00 : balade à la découverte des plantes sauvages comestibles et médicinales, suivie d'une dégustation, avec Tony Rinfray, de l'association "Alt'Herbes natives".
Durée: environ 1h30; organisation Bretagne Vivante.
À la même heure : ouverture du musée au public.
Accès gratuit au musée et à la balade-découverte-dégustation de Bretagne Vivante
- 20h30 : balade aux lampions commentée par l'équipe des Amis de la Forge présentant l' histoire du lieu en décrivant les différents éléments bâtis en « pierre bleue» avec stations exceptionnelles dans les cours des deux manoirs des anciens maîtres de forge,
- 23h00 : illuminations révélant l'emplacement des anciens hauts fourneaux et ateliers de fenderie et affinerie de la forge.
Tarif : 3 € pour la balade aux lampions (accès gratuit au musée et la conférence de Bretagne Vivante)

Possibilité de dîner à la crêperie pizzéria grill bar Les Forges située sur le site (réservation conseillée au 02 40 55 43 90).


La Nuit des Musées est une soirée d'ouverture exceptionnelle des musées organisée une fois par an sur toute la France dans le courant du mois de mai avec des animations particulières. Cette initiative est encouragée par le ministère de la culture. Le musée du site des forges de Moisdon la Rivière est ouvert avec la présence d'une hôtesse d'accueil de l'office de tourisme intercommunal du Castelbriantais.
Renseignements complémentaires au 02 40 07 62 07

dimanche 5 février 2017

AG des Amis de la Forge Neuve de Moisdon

L'assemblée générale annuelle des Amis de la Forge Neuve aura lieu le vendredi 10 février 2017, à 19 heures, dans le hall de la Salle Saint-Louis de Moisdon-la-Rivière.


Il y sera question de l'ordre du jour suivant :
Bilan d'activité
Bilan financier
Projets pour l’année
Election du Conseil d'Administration: Renouvellement des membres sortants
Questions diverses.

...La galette des rois et le verre de l'amitié clôtureront notre rencontre.

Si vous souhaitez rejoindre notre association, n'hésitez pas à venir, nous vous accueillerons avec grand plaisir. 

mardi 24 janvier 2017

Association d'Histoire du Lycée de Savenay


Comme tous les ans, l’Association d’Histoire du Lycée de Savenay tiendra son Assemblée Générale annuelle dans l’amphithéâtre du Lycée Jacques Prévert. 

Cet amphithéâtre se trouve au premier étage de l’ancienne École Normale, au 17 rue Joseph Malègue, 44260 SAVENAY




Nous vous donnons donc rendez-vous le mardi 7 février, à 18 heures, dans cet amphithéâtre.


ORDRE DU JOUR :

Bilan de l’année écoulée

*Compte rendu moral par le président
*Compte rendu financier par la trésorière et point sur les subventions et budget prévisionnel global pour les commémorations et les actions menées en 2017 par Odette Guibert et Yannick Boucaud.

Projets pour l’année 2017
*Point et présentation succincts sur l’exposition par Odette et Paul Guibert
*Point sur le film de Philippe Halgand par Odette et Paul Guibert
*Point et présentation sur le parcours de mémoire par Yannick Boucaud
*Point sur le livre
*Informations sur la journée de commémoration du samedi 24 juin 2017

Questions diverses

*Quel avenir pour l’AHLS après 2019 ?

mardi 3 janvier 2017

« Ciel mes aïeux, quel temps ! Chronique des temps extrêmes au Pays de Châteaubriant depuis le Moyen Âge »

Un livre sur les temps extrêmes de 1400 à 2003

C’est un recueil de « temps extrêmes » présentés dans le cadre historique des grandes évolutions climatiques, de 1400 à 2003. Dans leur très grande majorité, les temps extrêmes concernent les malheurs qui frappent les hommes dans leur chair, dans leurs récoltes, dans leurs constructions : rigueur des hivers froids, sécheresses, tempêtes, orages, inondations…, en définitive tout ce qui constitue les excès météorologiques.
 
Avant l’exploitation des données instrumentales, ces temps extraordinaires sont rapportés par des hommes marqués par leur violence, leur dureté, leur « inhumanité ». Ce sont des temps de crise, perçus, vécus. Avant 1700, beaucoup de données concernent des espaces géographiques qui encadrent notre région. Après 1700, la quasi-totalité des sources sont propres au Pays de Châteaubriant et à ses marges ; elles permettent une vue approfondie de l’ampleur des phénomènes, de leur intensité, de leur durée, et de leurs principales répercussions sur la nature et la vie des hommes. Depuis 1945, nombreux témoignages de personnes vivant dans la région viennent à l’appui des données scientifiques et des présentations des journaux .

En plus de divers documents, Gary Harmer a réalisé douze dessins originaux illustrant un dicton météorologique pour chacun des mois de l’année. Chaque dessin illustre une scène avec un homme et son chien savant connaisseur de dictons.

Le journal "L'éclaireur de Châteaubriant" a réalisé l'interview de l'auteur, Christian Bouvet :

L’Éclaireur : On vous connaît surtout pour vos ouvrages d’Histoire. Pourquoi écrire un ouvrage sur la météo ?
Christian Bouvet : C’est un ouvrage d’histoire, et non de météo. Le climat est une donnée essentielle de la vie des hommes et de la nature. Regardez l’importance prise par les études sur le climat aujourd’hui. Cet ouvrage ne présente pas une histoire climatique générale de la région de Châteaubriant, mais les excès météorologiques que l’on appelle les extrêmes climatiques.
Ce sont eux qui ont le plus de conséquences. Ils concernent surtout les malheurs qui frappent les hommes dans leur chair, dans leurs récoltes, dans leurs constructions : rigueur des hivers froids, sécheresses, tempêtes, orages, inondations… Ils sont ici présentés dans le cadre historique des grandes évolutions climatiques, de 1400 à 2003.
Comment avez-vous recueilli les données et témoignages ?
C’est avant tout un long travail de recherche en archives et dans des recueils de mémoire. Avant 1700, j’ai surtout trouvé des données relatives à des espaces géographiques qui encadrent notre région.
Après 1700, la palette des données concerne le Castelbriantais et elle permet une vue approfondie de l’ampleur des phénomènes, de leur intensité, de leur durée, et de leurs principales répercussions sur la nature et la vie des hommes. Au premier rang figurent les précieuses annotations climatiques écrites par les curés de notre région sur les registres paroissiaux.
À partir du milieu du XIXe siècle, j’ai pu exploiter les données des instruments qui mesurent le temps (température, hygrométrie…). Depuis 1945, de nombreux témoignages de personnes ajoutent à la saveur des récits.
Les caprices de la météo causent des dommages à l’agriculture : avez-vous un exemple à citer ?
Un exemple récent : la sécheresse de 1976. Pour notre région comme dans tout le Nord-Ouest de la France, elle est la plus importante du XXe siècle par sa durée et son intensité. Dans le Pays de Châteaubriant vu du ciel, les campagnes ressemblent à de grands paillassons dans lesquels les bois et forêts apportent leurs taches vertes. Les productions agricoles sont catastrophiques. L’élevage est fortement touché. De plus, les incendies sont nombreux, dont celui qui ravage début août la moitié de la forêt de Domnaiche, en Lusanger.
Un angle d’histoire intéressant à étudier : en 1976, du point de vue religieux, on pratique encore comme autrefois, lorsqu’ils y avaient des pèlerinages pour demander à Dieu de la pluie ou du soleil, par l’intermédiaire d’un saint.
Le 22 juin 1976, plus de 3 000 personnes d’une quinzaine de paroisses viennent implorer saint Clément dans la chapelle qui lui est dédiée, à Saint-Sulpice-des-Landes.
Pouvez-vous nous parler d’une crise météorologique majeure à Châteaubriant ?
L’automne 1708 est pourri, avec des pluies continuelles. Il est suivi de l’épouvantable froid de l’hiver 1709 qui cause de nombreux morts de froid et détruit toutes les cultures. Les temps extrêmes du couple 1708-1709 sont responsables d’une famine effroyable en 1709-1710.
À Châteaubriant même, pendant l’hiver et le printemps 1709, la mortalité est effroyable. Et toute l’année 1710 est marquée par une effarante mortalité qui envoie au cimetière environ 7 % de la population de la paroisse. C’est l’année la plus tueuse du XVIIIe siècle à Châteaubriant.
Si nous ramenons cette donnée à la population en 2016, cela veut dire la mort d’environ 900 personnes en une année ! Apocalyptique !
Autre chose à ajouter à propos de ce livre ?
En plus de divers documents, Gary Harmer a réalisé douze dessins originaux et humoristiques illustrant un dicton météorologique pour chacun des mois de l’année, à partir d’un canevas que je lui ai proposé : un homme, son chien savant, scènes et dictons. Savoureux !
  

Renseignements pratiques



Ouvrage de 208 pages, format (24 x 16 cm). Reliure cartonnée avec couverture pelliculée. Impression noir et blanc, papier mat satin 150 g. Édition : décembre 2016.
 
Prix public : 20 euros. Prix adhérent : 20 euros. Port en sus. Pour avoir des précisions :  Cliquez ici.
 


lundi 5 décembre 2016

Jules Huard, 1868-1933

L'association Huard Burzudus publie un nouvel ouvrage, sous la plume de Christian Bouvet.

 

Symbole de l’histoire industrielle de Châteaubriant, un livre et une exposition sont dédiés à l’ancien patron de la maison Huard.

« Jules Huard, c’était vraiment un génie. Je peux en parler pendant des heures », confie admirativement Christian Bouvet, auteur de l’ouvrage "Jules Huard 1868-1933" et président de l’association Huard Burzudus.

Avec Jules Huard, l’entreprise née dans un petit artisanat borné aux horizons du pays de Châteaubriant, se développe, se spécialise, se transforme en une grande société industrielle qui impose des innovations technologiques à la pointe de la technologie mondiale.
 
Partir apprenti pour devenir le premier industriel de la charrue en France demande des capacités, un travail acharné, de la chance, une volonté de fer, une croyance sans borne dans le progrès technologique, un regard toujours tourné vers l’avenir, une autorité de chef et des principes.

Jules Huard, c’est une extraordinaire personnalité dont l’une des plus belles facettes est d’être le tendre époux de Victorine, qui lui a donné douze enfants, et qui a été sa plus fidèle et efficace collaboratrice.

Cet ouvrage, tout en couleurs, associe un texte de lecture facile à 130 documents, un ensemble exceptionnel qui renouvelle largement l’iconographie de l’entreprise Huard avant 1933. Le très beau papier met en valeur la qualité des images et des couleurs.

Renseignements pratiques

Ouvrage de 104 pages, format à l’italienne 26 x 21 cm. Papier couché satin 170 g. Reliure cartonnée avec couverture pelliculée. Impression en quadrichromie. Édition : octobre 2016.
Prix public : 23 euros. (20 euros pour les adhérents de l'HIPPAC et de Huard Burzudus). Port en sus. 

mardi 29 novembre 2016

Marché de la Saint-Nicolas - 4 décembre 2016

Comme tous les ans depuis 2009, l'association des Amis de la Forge Neuve organise son désormais traditionnel marché de la Saint-Nicolas. 





Les objectifs de cette manifestation sont les suivants:
- Faire connaître le site de la Forge Neuve, et par là,  avoir une augmentation du nombre de visiteurs en hiver,
- Créer un lieu de rencontre, d'échanges et de commerces favorisant en priorité l'activité économique des artisants et commerçants locaux du Pays de Châteaubriant,
- Faire participer des associations locales autour d'un projet d'animation ou de leurs actions spécifiques.

Déroulement de la journée

10h ouverture du marché,
12h arrivée de St Nicolas et du père Fouettard,
 Parcours du marché avec St Nicolas et le père Fouettard,

Possibilités de manger sur place: crêpes, galettes et gaufres, vin chaud

Entrée gratuite

Pour découvrir le site, il est possible de faire des tours en cariole pendant ce marché, le ticket est à 1 euro. L'animation se fera avec St Nicolas et le père Fouettard

Pour cette journée 12 exposants sont inscrits dont 4 nouveaux.